> La Cnam note une hausse préoccupante des maladies professionnelles en 2009
Alors que le nombre d’accidents du travail a reculé de 7,5 % en 2009, sous l’effet d’une diminution de l’activité salariée du fait de la crise économique, celui des maladies professionnelles s’est envolé, constate la Cnam dans son rapport de gestion 2009 mis en ligne le 9 juillet. Il a en effet augmenté de près de 9 %, soit une hausse annuelle moyenne de 13,5 % sur la période 1998-2009.
Près de 50 000 nouvelles maladies professionnelles reconnues
Entre 2008 et 2009, le nombre des maladies professionnelles a augmenté de 8,7 %, approchant la barre des 50 000 nouveaux cas, après une hausse de 3,6 % en 2008 comme en 2007. Un chiffre à « relativiser » selon la Cnam, du fait d’une modification du traitement des dossiers de maladies professionnelles concernant plusieurs affections figurant sur un même tableau, effective depuis 2008, et qui consiste à traiter ces maladies syndrome par syndrome et non plus « multisyndromes ». Aussi, pour améliorer les comparaisons année par année, la Cnam ne comptabilise qu’une seule fois les personnes se voyant reconnues deux maladies professionnelles ou plus, sur le même tableau, au cours d’une année. Ce décompte ramène l’évolution entre 2008 et 2009 à + 5,1 %, « ce qui reste néanmoins très préoccupant », souligne le rapport. Environ 80 % des maladies professionnelles correspondent à des troubles musculo-squelettiques, de mieux en mieux identifiés, en hausse de 7,2 % en 2009. La Cnam s’inquiète particulièrement de l’augmentation du nombre de décès l’année dernière, en hausse de 32,7 %.
Ceux-ci se concentrent :
– pour 66 % sur les tableaux 30 (amiante) ;
– pour 9 % sur les tableaux 25 (pneumoconioses consécutives à l’inhalation de silice) et 47 (affections provoquées par les poussières de bois).
Diminution des accidents du travail et hausse des accidents de trajet
La diminution de l’activité salariée en 2009, de 2,2 %, a mécaniquement fait baisser le nombre d’accidents du travail, qui a reculé de 7,5 % (après – 2,2 % en 2008 et + 2,8 % en 2007), à 651 453 accidents. L’indice de fréquence est ainsi tombé au « niveau inédit » de 36 accidents pour 1 000 salariés (contre 38 pour 1 000 en 2008 et 39,4 pour 1 000 en 2007). Le nombre des nouvelles incapacités permanentes et le nombre de décès consécutifs aux accidents du travail ont également diminué en 2009 (respectivement de 2,3 % et de 5,4 %), de même que le nombre de journées d’incapacité temporaire de travail (– 1,9 %) alors qu’il avait augmenté les trois années précédentes. Enfin, le nombre d’accidents de trajet s’inscrit à la hausse sur les cinq dernières années. En 2009, la progression est de 6,8 %.
La Cnam note, qu’après une période de stabilité, la fréquence des accidents de trajet a augmenté l’année dernière pour s’établir à 5,1 accidents pour 1 000 salariés, le recul constaté de l’emploi se trouvant quasiment compensé par l’augmentation de l’indice de fréquence routier (+ 1,8 %).
Source : LIAISONS SOCIALES QUOTIDIEN N°15664 du jeudi 05 août 2010
> Colloque sur les nanotechnologies
4-5 octobre. Lucerne (Suisse). L'Institut national de recherche et de sécurité (INRS) coorganise avec le comité chimie de l'Association internationale de la Sécurité sociale un colloque sur les nanotechnologies, les risques qu'elles représentent, leur prévention et l'évolution de la réglementation nationale et internationale applicable en la matière. Ce colloque est ouvert à tous les acteurs de prévention.
> Les traitements du cancer du poumon
L’Institut national du cancer vient de publier, en partenariat avec la ligue nationale contre le cancer un guide sur les traitements des cancers du poumon. Ce guide a pour objet de répondre concrètement aux questions que se posent les malades dans la période de traitements. Il décrit les traitements, la façon dont ils sont choisis, leur déroulement, leurs effets secondaires. Il propose aussi des réponses aux questions de vie quotidienne ou administratives qui peuvent se poser au début de la maladie (mise en ALD, déclaration éventuelle de maladie professionnelle,…).
Lien : https://www.e-cancer.fr/dmdocuments/guide-comprendre-les-traitements-du-cancer-du-poumon.pdf
> La HAS recommande la mise en place d'un Suivi médical par scanner des personnes ayant été exposées à l'amiante
La Haute Autorité de Santé (HAS) a organisé le 19 janvier une Audition Publique sur le « Suivi post-professionnel (SPP) après exposition à l'amiante » avec comme objectif de faire un état des lieux des connaissances et d'émettre des recommandations destinées aux pouvoirs publics et aux professionnels concernant le contenu et l'organisation de ce suivi. Une Commission d'Audition était chargée d'élaborer ces recommandations.
La Commission d'Audition à laquelle participaient cinq sociétés savantes (Médecine du Travail, Pneumologie, Radiologie, Médecine Générale, Santé Publique) et l'ANDEVA a fait le constat de l'échec du système de suivi post-professionnnel en vigueur reposant sur la délivrance d'une attestation d'exposition signée par l'employeur et recommande la mise en place d'un nouveau système avec notamment:
- l'introduction dans la réglementation d'une visite médicale du travail de fin de carrière à l'issue de laquelle le médecin du travail remettra un relevé d’exposition de fin de carrière (exposition à l’amiante et aux autres cancérogènes) et informera sur le suivi-post-professionnel.
- la mise en place d'un dispositif de SPP spécifique pour les personnes ayant été exposées à l'amiante doté de structures de coordination régionales et nationale permettant d'en assurer la cohérence et l'efficacité.
- l'envoi d'une information à tous les nouveaux retraités sur les risques liés à l’exposition professionnelle à l’amiante, sur les dispositifs de prise en charge et l'envoi d'un questionnaire de repérage des expositions professionnelles afin de repérer les personnes susceptibles d'être concernées par le suivi post-professionnel amiante.
La commission prône aussi le recours au scanner thoracique pour un examen tomodensitométrique (TDM) à même de détecter les pathologies liées à l'amiante.
Les recommandations de la HAS
Le rapport d’orientation
> Rayonnements ionisants
La Direction Générale du travail et l’Autorité de sûreté nucléaire ont publié une circulaire relative aux mesures de prévention des risques d’exposition aux rayonnements ionisants. Face aux dangers, le dispositif de protection a été réformé. Cette réforme, engagée en 2001, s’est achevée par la publication du décret n° 2007-1570 du 5 novembre 2007 relatif à la protection des travailleurs contre les dangers des rayonnements ionisants qui modifie le code du travail. Cette circulaire, après un bref rappel du contexte et de la genèse des dispositions réglementaires applicables aux rayonnements ionisants, précise l’ensemble des dispositions concernant les travailleurs exposés aux rayonnements ionisants et explicite certaines notions propres au dispositif réglementaire telle que celle de « travailleur exposé » ou celles qui ont été modifiées à l’issue de la recodification, telle que celle « d’employeur détenteur ».
Circulaire DGT/ASN n° 04 du 21 avril 2010 relative aux mesures de prévention des risques d’exposition aux rayonnements ionisants
> Survie des patients atteints de cancers en France : l’INCa dresse un état des lieux
L’Institut National du Cancer (INCa) publie aujourd’hui un rapport sur la survie des patients atteints de cancers en France. Si environ 320 000 patients ont chaque année un diagnostic de cancer, plus de 50 % de ces patients seront vivants après 5 ans (plus de 165 000) et au moins 120 000 d’entre eux guériront de leur cancer.
Ce rapport met en évidence le fait qu’il n’y a pas un, mais des cancers avec des évolutions différentes. Certains cancers de plus en plus nombreux guérissent ; certains conservent un pronostic sombre ; d’autres enfin évoluent à long terme tels des maladies chroniques.
L’estimation du nombre de personnes qui vivent après un cancer est une donnée importante pour mobiliser concrètement tous les acteurs de l’après cancer. Le rapport donne une vision de la situation au moment de l’initiation du Plan cancer 2009-2013.
Cet état des lieux renseigne sur la survie des adultes atteints de cancer à partir de données publiées en France et au niveau international. Il propose, pour chaque type de cancer, d’estimer le nombre de patients guéris et ce, à partir du nombre de nouveaux cas et de leur probabilité de guérison. Ainsi, il ne s’agit pas de données nouvelles, mais d’une nouvelle façon de les analyser.
Télécharger le rapport Survie attendue des patients atteints de cancers en France : état des lieux (1.38 MB)
Voir le communiqué de presse
> Arrêter de fumer même avec un cancer du poumon pourrait être bénéfique
PARIS, 22 jan 2010 (AFP) - Les patients atteints d'un cancer du poumon diagnostiqué à un stade précoce doubleraient leurs chances de survie s'ils s'arrêtent de fumer aussitôt, par comparaison avec ceux qui continuent à fumer, selon un étude publiée dans le British Medical Journal (BMJ).
Les résultats de cette analyse de dix études réalisée par l'équipe d'Amanda Parsons de l'université de Birmingham (Royaume-Uni) suggèrent que cela vaut la peine de proposer un traitement d'aide à l'arrêt du tabac aux patients dont le cancer a été diagnostiqué précocement.
Au cours de leur vie, les fumeurs ont un risque vingt fois supérieur de développer un cancer du poumon, comparé aux non fumeurs. Mais on ignorait si le fait d'arrêter de fumer après le diagnostic de cancer présentait un quelconque bénéfice.
Les données, qui méritent cependant d'être complétées par d'autres études, suggèrent que le risque accru de décès est principalement du à la progression de la tumeur.
Ceux qui abandonnent le tabac ont un taux de survie à cinq ans du diagnostic de 63 à 70%, contre 29 à 33% parmi ceux qui continuent à fumer.
"Il n'est jamais trop tard pour s'arrêter de fumer, même quand on a un cancer du poumon", écrivent dans un éditorial du BMJ Tom et Janet Treasure, professeurs respectivement de chirurgie cardiothoracique et de psychiatrie à Londres.
> En savoir plus sur les cancers professionnels
On parle de cancer professionnel lorsqu'un travailleur a été exposé à un risque physique, chimique ou biologique ou si ce cancer résulte des conditions dans lesquelles il exerce son activité.
Il s’agit de cancers particulièrement fréquents (poumons, vessie, larynx, peau), qui touchent fortement les ouvriers : 1 cancer sur 5 chez les ouvriers est d’origine professionnelle !
> Des propositions pour l'action
En clôture du colloque organisé par l’INRS et de nombreux autres partenaires, les membres du comité scientifique du colloque ont formulé des propositions d'action pour améliorer la prévention des cancers professionnels. La prévention des risques cancérogènes est désormais souvent un élément de premier plan dans la politique santé et sécurité des entreprises. Toutefois, les progrès ne sont pas partout au même niveau, des inégalités importantes subsistent selon les secteurs et ce modèle de prévention purement technique est peut-être dans certains cas en train de commencer à montrer ses limites. Afin de poursuivre sur la voie des progrès liés à la dynamique enclenchée, quatre priorités d'action pour les années à venir ont été identifiés : un renforcement de la politique d'information sur les risques ; le repérage, la suppression et la substitution des produits cancérogènes ; une action renforcée en direction des TPE et des PME ; une meilleure prise en compte des activités connexes à la production (maintenance, nettoyage, etc…).
Voir les propositions d'actions formulées en clôture du colloque
Alors que le nombre d’accidents du travail a reculé de 7,5 % en 2009, sous l’effet d’une diminution de l’activité salariée du fait de la crise économique, celui des maladies professionnelles s’est envolé, constate la Cnam dans son rapport de gestion 2009 mis en ligne le 9 juillet. Il a en effet augmenté de près de 9 %, soit une hausse annuelle moyenne de 13,5 % sur la période 1998-2009.
Près de 50 000 nouvelles maladies professionnelles reconnues
Entre 2008 et 2009, le nombre des maladies professionnelles a augmenté de 8,7 %, approchant la barre des 50 000 nouveaux cas, après une hausse de 3,6 % en 2008 comme en 2007. Un chiffre à « relativiser » selon la Cnam, du fait d’une modification du traitement des dossiers de maladies professionnelles concernant plusieurs affections figurant sur un même tableau, effective depuis 2008, et qui consiste à traiter ces maladies syndrome par syndrome et non plus « multisyndromes ». Aussi, pour améliorer les comparaisons année par année, la Cnam ne comptabilise qu’une seule fois les personnes se voyant reconnues deux maladies professionnelles ou plus, sur le même tableau, au cours d’une année. Ce décompte ramène l’évolution entre 2008 et 2009 à + 5,1 %, « ce qui reste néanmoins très préoccupant », souligne le rapport. Environ 80 % des maladies professionnelles correspondent à des troubles musculo-squelettiques, de mieux en mieux identifiés, en hausse de 7,2 % en 2009. La Cnam s’inquiète particulièrement de l’augmentation du nombre de décès l’année dernière, en hausse de 32,7 %.
Ceux-ci se concentrent :
– pour 66 % sur les tableaux 30 (amiante) ;
– pour 9 % sur les tableaux 25 (pneumoconioses consécutives à l’inhalation de silice) et 47 (affections provoquées par les poussières de bois).
Diminution des accidents du travail et hausse des accidents de trajet
La diminution de l’activité salariée en 2009, de 2,2 %, a mécaniquement fait baisser le nombre d’accidents du travail, qui a reculé de 7,5 % (après – 2,2 % en 2008 et + 2,8 % en 2007), à 651 453 accidents. L’indice de fréquence est ainsi tombé au « niveau inédit » de 36 accidents pour 1 000 salariés (contre 38 pour 1 000 en 2008 et 39,4 pour 1 000 en 2007). Le nombre des nouvelles incapacités permanentes et le nombre de décès consécutifs aux accidents du travail ont également diminué en 2009 (respectivement de 2,3 % et de 5,4 %), de même que le nombre de journées d’incapacité temporaire de travail (– 1,9 %) alors qu’il avait augmenté les trois années précédentes. Enfin, le nombre d’accidents de trajet s’inscrit à la hausse sur les cinq dernières années. En 2009, la progression est de 6,8 %.
La Cnam note, qu’après une période de stabilité, la fréquence des accidents de trajet a augmenté l’année dernière pour s’établir à 5,1 accidents pour 1 000 salariés, le recul constaté de l’emploi se trouvant quasiment compensé par l’augmentation de l’indice de fréquence routier (+ 1,8 %).
Source : LIAISONS SOCIALES QUOTIDIEN N°15664 du jeudi 05 août 2010
> Colloque sur les nanotechnologies
4-5 octobre. Lucerne (Suisse). L'Institut national de recherche et de sécurité (INRS) coorganise avec le comité chimie de l'Association internationale de la Sécurité sociale un colloque sur les nanotechnologies, les risques qu'elles représentent, leur prévention et l'évolution de la réglementation nationale et internationale applicable en la matière. Ce colloque est ouvert à tous les acteurs de prévention.
> Les traitements du cancer du poumon
L’Institut national du cancer vient de publier, en partenariat avec la ligue nationale contre le cancer un guide sur les traitements des cancers du poumon. Ce guide a pour objet de répondre concrètement aux questions que se posent les malades dans la période de traitements. Il décrit les traitements, la façon dont ils sont choisis, leur déroulement, leurs effets secondaires. Il propose aussi des réponses aux questions de vie quotidienne ou administratives qui peuvent se poser au début de la maladie (mise en ALD, déclaration éventuelle de maladie professionnelle,…).
Lien : https://www.e-cancer.fr/dmdocuments/guide-comprendre-les-traitements-du-cancer-du-poumon.pdf
> La HAS recommande la mise en place d'un Suivi médical par scanner des personnes ayant été exposées à l'amiante
La Haute Autorité de Santé (HAS) a organisé le 19 janvier une Audition Publique sur le « Suivi post-professionnel (SPP) après exposition à l'amiante » avec comme objectif de faire un état des lieux des connaissances et d'émettre des recommandations destinées aux pouvoirs publics et aux professionnels concernant le contenu et l'organisation de ce suivi. Une Commission d'Audition était chargée d'élaborer ces recommandations.
La Commission d'Audition à laquelle participaient cinq sociétés savantes (Médecine du Travail, Pneumologie, Radiologie, Médecine Générale, Santé Publique) et l'ANDEVA a fait le constat de l'échec du système de suivi post-professionnnel en vigueur reposant sur la délivrance d'une attestation d'exposition signée par l'employeur et recommande la mise en place d'un nouveau système avec notamment:
- l'introduction dans la réglementation d'une visite médicale du travail de fin de carrière à l'issue de laquelle le médecin du travail remettra un relevé d’exposition de fin de carrière (exposition à l’amiante et aux autres cancérogènes) et informera sur le suivi-post-professionnel.
- la mise en place d'un dispositif de SPP spécifique pour les personnes ayant été exposées à l'amiante doté de structures de coordination régionales et nationale permettant d'en assurer la cohérence et l'efficacité.
- l'envoi d'une information à tous les nouveaux retraités sur les risques liés à l’exposition professionnelle à l’amiante, sur les dispositifs de prise en charge et l'envoi d'un questionnaire de repérage des expositions professionnelles afin de repérer les personnes susceptibles d'être concernées par le suivi post-professionnel amiante.
La commission prône aussi le recours au scanner thoracique pour un examen tomodensitométrique (TDM) à même de détecter les pathologies liées à l'amiante.
Les recommandations de la HAS
Le rapport d’orientation
> Rayonnements ionisants
La Direction Générale du travail et l’Autorité de sûreté nucléaire ont publié une circulaire relative aux mesures de prévention des risques d’exposition aux rayonnements ionisants. Face aux dangers, le dispositif de protection a été réformé. Cette réforme, engagée en 2001, s’est achevée par la publication du décret n° 2007-1570 du 5 novembre 2007 relatif à la protection des travailleurs contre les dangers des rayonnements ionisants qui modifie le code du travail. Cette circulaire, après un bref rappel du contexte et de la genèse des dispositions réglementaires applicables aux rayonnements ionisants, précise l’ensemble des dispositions concernant les travailleurs exposés aux rayonnements ionisants et explicite certaines notions propres au dispositif réglementaire telle que celle de « travailleur exposé » ou celles qui ont été modifiées à l’issue de la recodification, telle que celle « d’employeur détenteur ».
Circulaire DGT/ASN n° 04 du 21 avril 2010 relative aux mesures de prévention des risques d’exposition aux rayonnements ionisants
> Survie des patients atteints de cancers en France : l’INCa dresse un état des lieux
L’Institut National du Cancer (INCa) publie aujourd’hui un rapport sur la survie des patients atteints de cancers en France. Si environ 320 000 patients ont chaque année un diagnostic de cancer, plus de 50 % de ces patients seront vivants après 5 ans (plus de 165 000) et au moins 120 000 d’entre eux guériront de leur cancer.
Ce rapport met en évidence le fait qu’il n’y a pas un, mais des cancers avec des évolutions différentes. Certains cancers de plus en plus nombreux guérissent ; certains conservent un pronostic sombre ; d’autres enfin évoluent à long terme tels des maladies chroniques.
L’estimation du nombre de personnes qui vivent après un cancer est une donnée importante pour mobiliser concrètement tous les acteurs de l’après cancer. Le rapport donne une vision de la situation au moment de l’initiation du Plan cancer 2009-2013.
Cet état des lieux renseigne sur la survie des adultes atteints de cancer à partir de données publiées en France et au niveau international. Il propose, pour chaque type de cancer, d’estimer le nombre de patients guéris et ce, à partir du nombre de nouveaux cas et de leur probabilité de guérison. Ainsi, il ne s’agit pas de données nouvelles, mais d’une nouvelle façon de les analyser.
Télécharger le rapport Survie attendue des patients atteints de cancers en France : état des lieux (1.38 MB)
Voir le communiqué de presse
> Arrêter de fumer même avec un cancer du poumon pourrait être bénéfique
PARIS, 22 jan 2010 (AFP) - Les patients atteints d'un cancer du poumon diagnostiqué à un stade précoce doubleraient leurs chances de survie s'ils s'arrêtent de fumer aussitôt, par comparaison avec ceux qui continuent à fumer, selon un étude publiée dans le British Medical Journal (BMJ).
Les résultats de cette analyse de dix études réalisée par l'équipe d'Amanda Parsons de l'université de Birmingham (Royaume-Uni) suggèrent que cela vaut la peine de proposer un traitement d'aide à l'arrêt du tabac aux patients dont le cancer a été diagnostiqué précocement.
Au cours de leur vie, les fumeurs ont un risque vingt fois supérieur de développer un cancer du poumon, comparé aux non fumeurs. Mais on ignorait si le fait d'arrêter de fumer après le diagnostic de cancer présentait un quelconque bénéfice.
Les données, qui méritent cependant d'être complétées par d'autres études, suggèrent que le risque accru de décès est principalement du à la progression de la tumeur.
Ceux qui abandonnent le tabac ont un taux de survie à cinq ans du diagnostic de 63 à 70%, contre 29 à 33% parmi ceux qui continuent à fumer.
"Il n'est jamais trop tard pour s'arrêter de fumer, même quand on a un cancer du poumon", écrivent dans un éditorial du BMJ Tom et Janet Treasure, professeurs respectivement de chirurgie cardiothoracique et de psychiatrie à Londres.
> En savoir plus sur les cancers professionnels
On parle de cancer professionnel lorsqu'un travailleur a été exposé à un risque physique, chimique ou biologique ou si ce cancer résulte des conditions dans lesquelles il exerce son activité.
Il s’agit de cancers particulièrement fréquents (poumons, vessie, larynx, peau), qui touchent fortement les ouvriers : 1 cancer sur 5 chez les ouvriers est d’origine professionnelle !
> Des propositions pour l'action
En clôture du colloque organisé par l’INRS et de nombreux autres partenaires, les membres du comité scientifique du colloque ont formulé des propositions d'action pour améliorer la prévention des cancers professionnels. La prévention des risques cancérogènes est désormais souvent un élément de premier plan dans la politique santé et sécurité des entreprises. Toutefois, les progrès ne sont pas partout au même niveau, des inégalités importantes subsistent selon les secteurs et ce modèle de prévention purement technique est peut-être dans certains cas en train de commencer à montrer ses limites. Afin de poursuivre sur la voie des progrès liés à la dynamique enclenchée, quatre priorités d'action pour les années à venir ont été identifiés : un renforcement de la politique d'information sur les risques ; le repérage, la suppression et la substitution des produits cancérogènes ; une action renforcée en direction des TPE et des PME ; une meilleure prise en compte des activités connexes à la production (maintenance, nettoyage, etc…).
Voir les propositions d'actions formulées en clôture du colloque







