> Identifier les risques
Différentes voies de contamination sont possibles :
* l'air respiré (poussières, fumées, vapeurs),
* l'ingestion de particules de produit déposées sur les lèvres ou les mains,
* le contact avec la peau.
Plus les expositions sont nombreuses et fortes, plus le risque est important. Mais, même une faible exposition peut provoquer le cancer.
Les cancers professionnels apparaissent généralement 10 à 50 ans après l’exposition à un facteur cancérogène (temps de latence).
> Pleins feux sur la maintenance sûre avec le lancement de la nouvelle campagne «Lieux de travail sains»
Pour marquer la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail le 28 avril, l'Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail (EU-OSHA) a lancé sa nouvelle campagne «Lieux de travail sains» pour 2010/11, cherchant à promouvoir la sécurité dans les travaux de maintenance à travers l'Europe. Dans certains pays d'Europe, jusqu'à 20 % des accidents du travail sont liés à la maintenance ; dans plusieurs secteurs, ce chiffre s'élève à plus de 50 % de tous les accidents.
En savoir plus >>>
> Agents chimiques dangereux. Lancement de la campagne européenne 2010
Une campagne d’information et de contrôle portant sur la prise en compte des risques liés aux agents chimiques dangereux pour la santé et la sécurité des salariés sera menée entre septembre et décembre 2010 dans les entreprises de la propreté et de la réparation des véhicules. La Direction générale du travail, la Direction des risques professionnels et l’INRS sont chargés d’élaborer un questionnaire remis à l’inspection du travail et aux services prévention des CRAM qui interviendront dans les entreprises pendant la campagne ». explique Michel Héry, chargé de mission à l’INRS, travaillant avec Annabelle Guilleux, experte au pôle Risques chimiques du département Expertise et conseil technique à la conception de la campagne. Cette démarche, déjà mise en place pour l’amiante, est menée dans le cadre d’une initiative européenne. Elle a pour objectif de fournir un bilan de l’application des obligations réglementaires sur l’utilisation des agents chimiques dangereux et d’améliorer les conditions de travail des salariés, contribuant ainsi à réduire les maladies professionnelles et les accidents du travail. La campagne vise principalement les petits et moyens établissements et doit permettre de dresser un état des lieux des pratiques de prévention sur les secteurs cibles
>Risque chimiques dans les pressings. Gare à la photocatalyse
L’INRS met en garde, par un communiqué de presse daté du 29 mars dernier, contre les conséquences de l’utilisation de systèmes photocatalytiques pour la réduction de l’exposition des salariés au tétrachloroéthylène. Dans le cadre de mesures réalisées dans un établissement de nettoyage à sec, l’INRS a mis en évidence la formation de produits organiques dangereux, principalement du phosgène. Le phosgène est un gaz très toxique par inhalation, provoquant des effets pulmonaires sévères, même à des concentrations très faibles. En matière de prévention du risque chimique dans les pressings, I’INRS préconise notamment des solutions en amont, permettant de supprimer l’utilisation du perchloroéthylène ou d’en limiter les émissions à la source, dans le respect des principes généraux de prévention et de la réglementation en vigueur. Les procédés de traitement des émissions en aval par photocatalyse sont susceptibles de générer des sous-produits dangereux. L’INRS a informé la Direction générale du travail (ministère chargé du Travail), ainsi que les acteurs du Réseau prévention (direction des risques professionnels de la CNAMTS, CRAM et CGSS) de cette situation préoccupante.
Note : Photocatalyse technique doxydation avancée qui permet de nombreuses applications industrielles ou artisanales, et notamment la purification de l’eau ou de l’air. Le catalyseur le plus utilisé est le dioxyde de titane (TiO,).
> Le lien entre pesticides et cancer du sang chez les agriculteurs démontré
Une étude du Centre d’immunologie de Marseille Luminy (CIML) révélée par la Ligue contre le cancer lors de la journée mondiale contre le cancer du 4 février montre un lien de causalité entre l’exposition des agriculteurs aux pesticides et certains cancers du sang.
L’étude « Empreintes Moléculaires de précurseurs tumoraux chez les agriculteurs exposés aux pesticides » a concerné 144 agriculteurs. Elle sera présenté aujourd’hui lors d’un colloque de la Ligue contre le cancer à Marseille.
Ces travaux ont été menés dans le cadre de l’étude Agrican (agriculture et pesticide) soutenue par la Ligue contre le cancer.
Ce lien était déjà fortement suspecté mais n’avait pas encore été prouvé. Selon la Ligue « lorsque des agriculteurs sont exposés aux pesticides, ils développent des anomalies de leur génome pouvant être à l’origine du cancer. En d’autres termes, les agriculteurs exposés aux pesticides présentent des empreintes moléculaires de précurseurs tumoraux »
Les agriculteurs exposés aux pesticides développent de « 100 à 1 000 fois plus de cellules anormales, qui peuvent ensuite éventuellement se transformer » en lymphome folliculaire (un type de cancer du sang).
Le nombre de cas de ce type de cancer du sang a augmenté de 3 % à 4 % par an au cours des dernières décennies et touche plus particulièrement les agriculteurs de plus de 50 ans.
En savoir plus : www.ligue-cancer.net
> Pesticides et santé
L’office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques vient de rendre un rapport intitulé « Pesticides et santé », dans lequel sont notamment abordés les effets cancérigènes. Selon ce rapport, « les pesticides sont suspectés d’être à l’origine de l’augmentation de certains cancers comme le cancer de la prostate ou les cancers hématologiques mais, comme l’a rappelé le Dr Pierre Lebailly, aucune famille chimique clairement identifiée n’est associée à ces excès hormis la famille des phytohormones de synthèse dont de 2,4-D et le 2,4,5-T. D’autres associations peuvent être établies comme l’élevage de bovins et le cancer de la prostate ». Le rapport formule également une série de recommandations
http://www.assemblee-nationale.fr/13/pdf/rap-off/i2463.pdf
> Quels risques professionnels liés à l'application de pesticides ? Peut-on travailler sans s'exposer ?
L'Anact en partenariat avec l'Afsset, la MSA et la CNRACL vous invite à un colloque sur le thème de la prévention du risque pesticides :
Le 6 mai 2010 - Espace Saint-Martin - Paris 3
L’exposition aux pesticides reste un sujet majeur de protection de la santé pour tous les utilisateurs qu’ils soient du monde agricole ou non agricole. Pour la première fois, l'Anact a réuni l’ensemble des institutions et des chercheurs qui agissent pour développer, améliorer et faire progresser la prévention de ce risque.
Ce colloque s'adresse à tous les acteurs de la prévention.
*Colloque gratuit, programme et inscription en ligne* : http://www.colloque-pesticides-anact.fr/
> CarAtex, une base de données explosives
L’INRS a mis en ligne sur son site internet, la nouvelle et double base de données CarAtex, permettant de connaître les caractéristiques physicochimiques des substances susceptibles de s’enflammer ou de produire des atmosphères explosives (Atex): gaz et vapeurs (données françaises), poussières (données allemandes DGUV). Entretien avec Benoît Sallé, ingénieur au département Expertise et conseils techniques de l’INRS.
Travail & Sécurité. Pourquoi une telle base de données
Benoît Sallé, ingénieur expert à l’lNRS. L’INRS avait déjà publié en 2004 et 2006 une série de documents sur les « mélanges explosifs » (gaz et vapeurs, poussières) (‘). Pour tes entreprises utilisant, stockant ou transformant des substances, l’évaluation o priori des risques passe par la connaissance des produits, en particulier de leurs caractéristiques physicochimiques. Or, les données concernant les produits (valeurs de la pression maximale d’explosion, température d’auto-inflammation, etc.) sont souvent « dispersées » dans la littérature, les fiches de données de sécurité des fabricants, les fiches toxicologiques... De plus, les mélanges ne sont pas ou peu renseignés quant à leurs caractéristiques. Il était donc plus qu’utile de rassembler l’ensemble des données sur une même base. Les sources de renseignements figurant dans CarAtex sont nombreuses: autres bases européennes (ECB), fiches IPCS, norme CEI 79-20, guide du NIOSH, base belge ChemExper, etc.
Comment fonctionne la base CarAtex ?
B. S. Concernant les gaz et liquides, les internautes peuvent interroger la base par le nom chimique, selon la nomenclature IUPAC(4), la formule chimique brute, ou le numéro CAS(4). La liste actuelle regroupe les données d’environ 1000 produits. En tant que préventeurs, nous avons fait le choix de prendre les caractéristiques majorantes du point de vue des risques pour l’utilisateur. Pour les mélanges, nous proposons sur la page de présentation de CarAtex des formules d’utilisation simple pour l’évaluation des nouvelles valeurs d’inflammabilité. Concernant les poussières, la base est directement liée au site du DGUV(5), traduit en français par notre pôle Assistance technique aux activités internationales. Il fournit tes caractéristiques de plus de 4000 échantillons testés par divers organismes. Pour les poussières, il est souvent impossible, contrairement aux gaz et vapeurs, de transposer les caractéristiques d’explosion, même pour un matériau identique (grande variabilité des granulométries, humidité, impuretés, etc.). Pour autant, la connaissance des caractéristiques d’un « type » de poussière permet une évaluation au moins qualitative des risques d’incendie ou d ‘explosion.
Cette base de données est-elle appelée à s’enrichir?
B. S. En effet. Nous invitons toute personne la consultant à proposer une ou plusieurs nouvelles substances, et leurs caractéristiques d’inflammabilité, ou bien encore à suggérer des corrections de valeurs, pour les produits existants. Toutes les propositions de contributions que nous recevrons seront étudiées avec attention, et celles susceptibles d’enrichir la base seront retenues.
Base de données CarAtex. Recueil des données bibliographiques sur l’inflammabilité des gaz, liquides et solides vaporisables (2009). Consultable sur: www.inrs.fr/caratex.
Pour en savoir plus :
Travail & sécurité : Dossier « Prévention des explosions en entreprises - Désamorcer le risque » Travail & Sécurité, avril 2004, p. 20-36.
À consulter et à télécharger sur www.travail-et-securite.fr.
Brochures
- EU 911. Les mélanges explosifs. 1 — Gaz et vapeurs (2004).
- EU 944. Les mélanges explosifs. 2—Poussières combustibles (2006).
- EU 945. ATEX. Mise en oeuvre de la réglementation relative aux poussières explosives. Guide méthodologique (2005).
À consulter et à télécharger sur www.inrs.f r.
> Rester vigilant au quotidien.
Le bon réflexe en cas d'utilisation de produit douteux ? Lire l'étiquette
Les produits que vous utilisez doivent être étiquetés. Le système d’étiquetage est en cours d’évolution. Il faut donc faire très attention. Jusqu’au 1er décembre 2010, les substances doivent être classées, étiquetées et emballées conformément au système préexistant. Mais dès à présent les deux systèmes peuvent coexister.
Pas d’étiquette ? Une étiquette qui semble anodine ? Renseignez-vous impérativement avant de manipuler le produit car il a pu être transvasé d’un autre récipient.
Pour en savoir plus sur le système d’étiquetage : www.inrs.fr
Se procurer la fiche de données de sécurité
Chaque produit doit posséder une fiche de données de sécurité comportant des informations utiles sur la prévention en matière de santé et de sécurité. Elle doit être mise à la disposition des utilisateurs. Elle peut toutefois être incomplète et surtout imprécise en donnant des indications d’ordre trop général.
Différentes voies de contamination sont possibles :
* l'air respiré (poussières, fumées, vapeurs),
* l'ingestion de particules de produit déposées sur les lèvres ou les mains,
* le contact avec la peau.
Plus les expositions sont nombreuses et fortes, plus le risque est important. Mais, même une faible exposition peut provoquer le cancer.
Les cancers professionnels apparaissent généralement 10 à 50 ans après l’exposition à un facteur cancérogène (temps de latence).
> Pleins feux sur la maintenance sûre avec le lancement de la nouvelle campagne «Lieux de travail sains»
Pour marquer la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail le 28 avril, l'Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail (EU-OSHA) a lancé sa nouvelle campagne «Lieux de travail sains» pour 2010/11, cherchant à promouvoir la sécurité dans les travaux de maintenance à travers l'Europe. Dans certains pays d'Europe, jusqu'à 20 % des accidents du travail sont liés à la maintenance ; dans plusieurs secteurs, ce chiffre s'élève à plus de 50 % de tous les accidents.
En savoir plus >>>
> Agents chimiques dangereux. Lancement de la campagne européenne 2010
Une campagne d’information et de contrôle portant sur la prise en compte des risques liés aux agents chimiques dangereux pour la santé et la sécurité des salariés sera menée entre septembre et décembre 2010 dans les entreprises de la propreté et de la réparation des véhicules. La Direction générale du travail, la Direction des risques professionnels et l’INRS sont chargés d’élaborer un questionnaire remis à l’inspection du travail et aux services prévention des CRAM qui interviendront dans les entreprises pendant la campagne ». explique Michel Héry, chargé de mission à l’INRS, travaillant avec Annabelle Guilleux, experte au pôle Risques chimiques du département Expertise et conseil technique à la conception de la campagne. Cette démarche, déjà mise en place pour l’amiante, est menée dans le cadre d’une initiative européenne. Elle a pour objectif de fournir un bilan de l’application des obligations réglementaires sur l’utilisation des agents chimiques dangereux et d’améliorer les conditions de travail des salariés, contribuant ainsi à réduire les maladies professionnelles et les accidents du travail. La campagne vise principalement les petits et moyens établissements et doit permettre de dresser un état des lieux des pratiques de prévention sur les secteurs cibles
>Risque chimiques dans les pressings. Gare à la photocatalyse
L’INRS met en garde, par un communiqué de presse daté du 29 mars dernier, contre les conséquences de l’utilisation de systèmes photocatalytiques pour la réduction de l’exposition des salariés au tétrachloroéthylène. Dans le cadre de mesures réalisées dans un établissement de nettoyage à sec, l’INRS a mis en évidence la formation de produits organiques dangereux, principalement du phosgène. Le phosgène est un gaz très toxique par inhalation, provoquant des effets pulmonaires sévères, même à des concentrations très faibles. En matière de prévention du risque chimique dans les pressings, I’INRS préconise notamment des solutions en amont, permettant de supprimer l’utilisation du perchloroéthylène ou d’en limiter les émissions à la source, dans le respect des principes généraux de prévention et de la réglementation en vigueur. Les procédés de traitement des émissions en aval par photocatalyse sont susceptibles de générer des sous-produits dangereux. L’INRS a informé la Direction générale du travail (ministère chargé du Travail), ainsi que les acteurs du Réseau prévention (direction des risques professionnels de la CNAMTS, CRAM et CGSS) de cette situation préoccupante.
Note : Photocatalyse technique doxydation avancée qui permet de nombreuses applications industrielles ou artisanales, et notamment la purification de l’eau ou de l’air. Le catalyseur le plus utilisé est le dioxyde de titane (TiO,).
> Le lien entre pesticides et cancer du sang chez les agriculteurs démontré
Une étude du Centre d’immunologie de Marseille Luminy (CIML) révélée par la Ligue contre le cancer lors de la journée mondiale contre le cancer du 4 février montre un lien de causalité entre l’exposition des agriculteurs aux pesticides et certains cancers du sang.
L’étude « Empreintes Moléculaires de précurseurs tumoraux chez les agriculteurs exposés aux pesticides » a concerné 144 agriculteurs. Elle sera présenté aujourd’hui lors d’un colloque de la Ligue contre le cancer à Marseille.
Ces travaux ont été menés dans le cadre de l’étude Agrican (agriculture et pesticide) soutenue par la Ligue contre le cancer.
Ce lien était déjà fortement suspecté mais n’avait pas encore été prouvé. Selon la Ligue « lorsque des agriculteurs sont exposés aux pesticides, ils développent des anomalies de leur génome pouvant être à l’origine du cancer. En d’autres termes, les agriculteurs exposés aux pesticides présentent des empreintes moléculaires de précurseurs tumoraux »
Les agriculteurs exposés aux pesticides développent de « 100 à 1 000 fois plus de cellules anormales, qui peuvent ensuite éventuellement se transformer » en lymphome folliculaire (un type de cancer du sang).
Le nombre de cas de ce type de cancer du sang a augmenté de 3 % à 4 % par an au cours des dernières décennies et touche plus particulièrement les agriculteurs de plus de 50 ans.
En savoir plus : www.ligue-cancer.net
> Pesticides et santé
L’office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques vient de rendre un rapport intitulé « Pesticides et santé », dans lequel sont notamment abordés les effets cancérigènes. Selon ce rapport, « les pesticides sont suspectés d’être à l’origine de l’augmentation de certains cancers comme le cancer de la prostate ou les cancers hématologiques mais, comme l’a rappelé le Dr Pierre Lebailly, aucune famille chimique clairement identifiée n’est associée à ces excès hormis la famille des phytohormones de synthèse dont de 2,4-D et le 2,4,5-T. D’autres associations peuvent être établies comme l’élevage de bovins et le cancer de la prostate ». Le rapport formule également une série de recommandations
http://www.assemblee-nationale.fr/13/pdf/rap-off/i2463.pdf
> Quels risques professionnels liés à l'application de pesticides ? Peut-on travailler sans s'exposer ?
L'Anact en partenariat avec l'Afsset, la MSA et la CNRACL vous invite à un colloque sur le thème de la prévention du risque pesticides :
Le 6 mai 2010 - Espace Saint-Martin - Paris 3
L’exposition aux pesticides reste un sujet majeur de protection de la santé pour tous les utilisateurs qu’ils soient du monde agricole ou non agricole. Pour la première fois, l'Anact a réuni l’ensemble des institutions et des chercheurs qui agissent pour développer, améliorer et faire progresser la prévention de ce risque.
Ce colloque s'adresse à tous les acteurs de la prévention.
*Colloque gratuit, programme et inscription en ligne* : http://www.colloque-pesticides-anact.fr/
> CarAtex, une base de données explosives
L’INRS a mis en ligne sur son site internet, la nouvelle et double base de données CarAtex, permettant de connaître les caractéristiques physicochimiques des substances susceptibles de s’enflammer ou de produire des atmosphères explosives (Atex): gaz et vapeurs (données françaises), poussières (données allemandes DGUV). Entretien avec Benoît Sallé, ingénieur au département Expertise et conseils techniques de l’INRS.
Travail & Sécurité. Pourquoi une telle base de données
Benoît Sallé, ingénieur expert à l’lNRS. L’INRS avait déjà publié en 2004 et 2006 une série de documents sur les « mélanges explosifs » (gaz et vapeurs, poussières) (‘). Pour tes entreprises utilisant, stockant ou transformant des substances, l’évaluation o priori des risques passe par la connaissance des produits, en particulier de leurs caractéristiques physicochimiques. Or, les données concernant les produits (valeurs de la pression maximale d’explosion, température d’auto-inflammation, etc.) sont souvent « dispersées » dans la littérature, les fiches de données de sécurité des fabricants, les fiches toxicologiques... De plus, les mélanges ne sont pas ou peu renseignés quant à leurs caractéristiques. Il était donc plus qu’utile de rassembler l’ensemble des données sur une même base. Les sources de renseignements figurant dans CarAtex sont nombreuses: autres bases européennes (ECB), fiches IPCS, norme CEI 79-20, guide du NIOSH, base belge ChemExper, etc.
Comment fonctionne la base CarAtex ?
B. S. Concernant les gaz et liquides, les internautes peuvent interroger la base par le nom chimique, selon la nomenclature IUPAC(4), la formule chimique brute, ou le numéro CAS(4). La liste actuelle regroupe les données d’environ 1000 produits. En tant que préventeurs, nous avons fait le choix de prendre les caractéristiques majorantes du point de vue des risques pour l’utilisateur. Pour les mélanges, nous proposons sur la page de présentation de CarAtex des formules d’utilisation simple pour l’évaluation des nouvelles valeurs d’inflammabilité. Concernant les poussières, la base est directement liée au site du DGUV(5), traduit en français par notre pôle Assistance technique aux activités internationales. Il fournit tes caractéristiques de plus de 4000 échantillons testés par divers organismes. Pour les poussières, il est souvent impossible, contrairement aux gaz et vapeurs, de transposer les caractéristiques d’explosion, même pour un matériau identique (grande variabilité des granulométries, humidité, impuretés, etc.). Pour autant, la connaissance des caractéristiques d’un « type » de poussière permet une évaluation au moins qualitative des risques d’incendie ou d ‘explosion.
Cette base de données est-elle appelée à s’enrichir?
B. S. En effet. Nous invitons toute personne la consultant à proposer une ou plusieurs nouvelles substances, et leurs caractéristiques d’inflammabilité, ou bien encore à suggérer des corrections de valeurs, pour les produits existants. Toutes les propositions de contributions que nous recevrons seront étudiées avec attention, et celles susceptibles d’enrichir la base seront retenues.
Base de données CarAtex. Recueil des données bibliographiques sur l’inflammabilité des gaz, liquides et solides vaporisables (2009). Consultable sur: www.inrs.fr/caratex.
Pour en savoir plus :
Travail & sécurité : Dossier « Prévention des explosions en entreprises - Désamorcer le risque » Travail & Sécurité, avril 2004, p. 20-36.
À consulter et à télécharger sur www.travail-et-securite.fr.
Brochures
- EU 911. Les mélanges explosifs. 1 — Gaz et vapeurs (2004).
- EU 944. Les mélanges explosifs. 2—Poussières combustibles (2006).
- EU 945. ATEX. Mise en oeuvre de la réglementation relative aux poussières explosives. Guide méthodologique (2005).
À consulter et à télécharger sur www.inrs.f r.
> Rester vigilant au quotidien.
Le bon réflexe en cas d'utilisation de produit douteux ? Lire l'étiquette
Les produits que vous utilisez doivent être étiquetés. Le système d’étiquetage est en cours d’évolution. Il faut donc faire très attention. Jusqu’au 1er décembre 2010, les substances doivent être classées, étiquetées et emballées conformément au système préexistant. Mais dès à présent les deux systèmes peuvent coexister.
Pas d’étiquette ? Une étiquette qui semble anodine ? Renseignez-vous impérativement avant de manipuler le produit car il a pu être transvasé d’un autre récipient.
Pour en savoir plus sur le système d’étiquetage : www.inrs.fr
Se procurer la fiche de données de sécurité
Chaque produit doit posséder une fiche de données de sécurité comportant des informations utiles sur la prévention en matière de santé et de sécurité. Elle doit être mise à la disposition des utilisateurs. Elle peut toutefois être incomplète et surtout imprécise en donnant des indications d’ordre trop général.








