> Cancers chez l’enfant : les pesticides encore sur la sellette
L’exposition aux pesticides avant ou pendant la grossesse et pendant l’enfance augmenterait le risque de développer certains cancers chez l’enfant, d’après une nouvelle étude de l’organisation anglaise Chemicals, Health and Environment Monitoring Trust (CHEM Trust). Elle confirme donc l’implication potentielle des pesticides dans la survenue de cancers chez l’enfant et aussi chez l’agriculteur. L’exposition aux pesticides pendant la grossesse semblerait la plus préoccupante.
Les agriculteurs seraient exposés à un risque nettement plus important de développer certaines pathologies, comme les lymphomes non hodgkiniens, les leucémies ou les cancers de la prostate et autres cancers hormonaux-dépendants.
D’après les résultats de l’enquête, l’incidence de certains cancers a "fortement augmenté au cours des dernières décennies". Le cancer de l’enfant, quant à lui, a augmenté de 35 % entre 1965 et 1998 en Grande-Bretagne. L’influence de facteurs environnementaux et notamment des pesticides serait fortement suspectée.
La CHEM Trust appelle donc à des mesures spécifiques en vue de réduire l’exposition aux pesticides :
Substituer les produits à risques par des alternatives sûres.
Apporter aux personnes vivant à proximité de terrains agricoles la possibilité d’être informées des épandages de produits pesticides. Dès lors, des gestes simples du quotidien (déconseiller aux enfants de jouer dans le jardin, ne pas étendre son linge dehors ou ne pas ouvrir ses fenêtres par exemple) pourraient réduire fortement l’exposition aux produits phytosanitaires.
Le rapport "A review of the role pesticides play in some cancers : children, farmers and pesticide users at risk ?" - CHEM Trust - en anglais sur le site www.chemtrust.org.uk
> Téléphone portable : l’étude Interphone
Il n’y a pas de risque accru de cancer pour les utilisateurs de téléphones portables selon l’étude Interphone, la plus vaste menée à ce jour. Les chercheurs estiment toutefois que vu l’explosion de l’usage des portables, il faut poursuivre les recherches. Interphone fait apparaître un risque de gliome de 40% supérieur et un risque de méningiome de 15% supérieur pour les personnes déclarant une utilisation fréquente et habituellement "du même côté de la tête que la tumeur". Cependant "les biais et les erreurs limitent la force des conclusions" et "empêchent d’établir une interprétation causale". La majorité des sujets de l’étude n’étaient pas des utilisateurs intensifs du téléphone, avec un temps médian de 2h à 2h30 par mois. Les plus gros utilisateurs (10% du total) l’utilisaient en moyenne une demi-heure par jour.
Lire la suite de l’article sur le site Viva Magazine :
> Travail : l’exposition à des polluants pourrait tripler les risques de cancer du sein
Des chercheurs de l’Institut de recherche de santé publique de l’Université de Montréal ont publié une enquête montrant un lien entre cancer du sein et activité professionnelle exposant à des substances chimiques.
L’étude des fiches de santé de 1 200 travailleuses canadiennes âgées de 50 à 75 ans et atteintes de cancer ont montré que près de la moitié d’entre elles ont eu un cancer du sein après le début de leur ménopause.
Le travail des chercheurs laisse apparaître un lien entre l’exposition à certains produits chimiques ou polluants sur le lieu de travail. Le suivi a porté sur 300 substances. Pour les femmes exposées à ces produits avant leur 36 ans, le risque de cancer du sein est triplé.
Mais certaines substances semblent plus dangereuses encore : le risque est multiplié par sept pour les femmes exposées à des fibres acryliques.
Les résultats de cette étude devront être complétés admettent les chercheurs qui relèvent cependant que les résultats obtenus sont cohérents avec la théorie qui veut que le tissu mammaire soit plus sensible aux toxines chimiques chez les femmes de moins de 40 ans.
L’étude est publiée par le journal Occupational and Environmental Medicine : http://oem.bmj.com
Sources : Article paru dans le magazine Viva http://www.viva.presse.fr/Travail-l-exposition-a-des_13643.html
> Les substances responsables
Les substances à l’origine des cancers professionnels sont nombreuses et très présentes dans le monde du travail :
> Produits chimiques : benzène, goudrons, huiles minérales, fibres minérales, poussières de bois, etc.
> Agents physiques : rayonnements ionisants et ultraviolets
> Agents biologiques : virus des hépatites B et C notamment
Plusieurs classifications des agents cancérogènes existent, notamment celles de l'Union européenne, qui détermine l’obligation d’étiquetage, et du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC / IARC), qui résulte d’un consensus scientifique et évolue avec les connaissances.
En savoir plus : www.iarc.fr
L’exposition aux pesticides avant ou pendant la grossesse et pendant l’enfance augmenterait le risque de développer certains cancers chez l’enfant, d’après une nouvelle étude de l’organisation anglaise Chemicals, Health and Environment Monitoring Trust (CHEM Trust). Elle confirme donc l’implication potentielle des pesticides dans la survenue de cancers chez l’enfant et aussi chez l’agriculteur. L’exposition aux pesticides pendant la grossesse semblerait la plus préoccupante.
Les agriculteurs seraient exposés à un risque nettement plus important de développer certaines pathologies, comme les lymphomes non hodgkiniens, les leucémies ou les cancers de la prostate et autres cancers hormonaux-dépendants.
D’après les résultats de l’enquête, l’incidence de certains cancers a "fortement augmenté au cours des dernières décennies". Le cancer de l’enfant, quant à lui, a augmenté de 35 % entre 1965 et 1998 en Grande-Bretagne. L’influence de facteurs environnementaux et notamment des pesticides serait fortement suspectée.
La CHEM Trust appelle donc à des mesures spécifiques en vue de réduire l’exposition aux pesticides :
Substituer les produits à risques par des alternatives sûres.
Apporter aux personnes vivant à proximité de terrains agricoles la possibilité d’être informées des épandages de produits pesticides. Dès lors, des gestes simples du quotidien (déconseiller aux enfants de jouer dans le jardin, ne pas étendre son linge dehors ou ne pas ouvrir ses fenêtres par exemple) pourraient réduire fortement l’exposition aux produits phytosanitaires.
Le rapport "A review of the role pesticides play in some cancers : children, farmers and pesticide users at risk ?" - CHEM Trust - en anglais sur le site www.chemtrust.org.uk
> Téléphone portable : l’étude Interphone
Il n’y a pas de risque accru de cancer pour les utilisateurs de téléphones portables selon l’étude Interphone, la plus vaste menée à ce jour. Les chercheurs estiment toutefois que vu l’explosion de l’usage des portables, il faut poursuivre les recherches. Interphone fait apparaître un risque de gliome de 40% supérieur et un risque de méningiome de 15% supérieur pour les personnes déclarant une utilisation fréquente et habituellement "du même côté de la tête que la tumeur". Cependant "les biais et les erreurs limitent la force des conclusions" et "empêchent d’établir une interprétation causale". La majorité des sujets de l’étude n’étaient pas des utilisateurs intensifs du téléphone, avec un temps médian de 2h à 2h30 par mois. Les plus gros utilisateurs (10% du total) l’utilisaient en moyenne une demi-heure par jour.
Lire la suite de l’article sur le site Viva Magazine :
> Travail : l’exposition à des polluants pourrait tripler les risques de cancer du sein
Des chercheurs de l’Institut de recherche de santé publique de l’Université de Montréal ont publié une enquête montrant un lien entre cancer du sein et activité professionnelle exposant à des substances chimiques.
L’étude des fiches de santé de 1 200 travailleuses canadiennes âgées de 50 à 75 ans et atteintes de cancer ont montré que près de la moitié d’entre elles ont eu un cancer du sein après le début de leur ménopause.
Le travail des chercheurs laisse apparaître un lien entre l’exposition à certains produits chimiques ou polluants sur le lieu de travail. Le suivi a porté sur 300 substances. Pour les femmes exposées à ces produits avant leur 36 ans, le risque de cancer du sein est triplé.
Mais certaines substances semblent plus dangereuses encore : le risque est multiplié par sept pour les femmes exposées à des fibres acryliques.
Les résultats de cette étude devront être complétés admettent les chercheurs qui relèvent cependant que les résultats obtenus sont cohérents avec la théorie qui veut que le tissu mammaire soit plus sensible aux toxines chimiques chez les femmes de moins de 40 ans.
L’étude est publiée par le journal Occupational and Environmental Medicine : http://oem.bmj.com
Sources : Article paru dans le magazine Viva http://www.viva.presse.fr/Travail-l-exposition-a-des_13643.html
> Les substances responsables
Les substances à l’origine des cancers professionnels sont nombreuses et très présentes dans le monde du travail :
> Produits chimiques : benzène, goudrons, huiles minérales, fibres minérales, poussières de bois, etc.
> Agents physiques : rayonnements ionisants et ultraviolets
> Agents biologiques : virus des hépatites B et C notamment
Plusieurs classifications des agents cancérogènes existent, notamment celles de l'Union européenne, qui détermine l’obligation d’étiquetage, et du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC / IARC), qui résulte d’un consensus scientifique et évolue avec les connaissances.
En savoir plus : www.iarc.fr







