> Communiquer sur le risque santé - environnement à l’extérieur de l’entreprise. Guide des bonnes questions à se poser
L’explosion d’AZF en 2001 est venue rappeler le problème de l’information des riverains des installations industrielles.
Comme le montre le baromètre des risques de l’IRSN, les Français ne se sentent pas informés et témoignent d’un énorme manque de confiance vis-à-vis de la communication sur les risques industriels.
Les lois du 30 juillet 2003 et du 14 juin 2006 prévoient l’amélioration de l’information de ceux qui habitent près des établissements à risques.
Or communiquer ne va pas de soi. Encore moins sur des questions qui touchent à la santé et aux risques que l’on encourt à vivre près des installations industrielles
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Comment vit-on dans « la zone la plus polluée de France » ? Mal. Des médecins dénoncent l'« omerta » sur la santé des habitants.
(De Fos-sur-Mer) Cette terre située entre Marseille et Camargue vit depuis quarante ans enserrée parmi les usines. Deux petites communes, Fos-sur-Mer et Port-Saint-Louis-du-Rhône, comptant 25 000 habitants et 17 500 emplois, étouffent plus que les autres.
Pas moins de douze sites Seveso (présentant un risque d'explosion, d'émission de gaz toxiques ou d'incendie) et quelque 62 sites industriels sont recensés à proximité des habitations à l'ouest de l'étang de Berre. (Téléchargez la fiche territoriale de Fos-sur-Mer) chimique, pétrochimique, métallurgique, gazière… émettent des polluants surveillés en permanence (NOx, ozone, CO2, dioxyde de soufre notamment) et d'autres mesurés occasionnellement (dioxines, benzène, métaux, hydrocarbures aromatiques, composés organiques volatils…). L'ensemble forme un cocktail aux impacts certains sur la santé des riverains, mais d'une gravité ignorée. (…)
L'Agence Régionale de Santé PACA reconnaît « manquer de données précises »… (…)
« Pourquoi tout le monde meurt d'un cancer ? Pourquoi tout le monde a de l'asthme ? Pourquoi tous les couples sont comme moi suivis pour des problèmes de fertilité ? »
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>L’amiante à l’origine de 80 % des cancers professionnels en Europe
Un rapport du groupement d’intérêt public Eurogip analyse les reconnaissances de cancers professionnels dans les pays européens.
Eurogip a publié le 7 juillet les résultats d’une étude sur la reconnaissance des cancers d’origine professionnelle en Europe. L’analyse repose sur les données de 12 pays*. En rapportant le nombre de cas reconnus (en 2006) à la population assurée, la France enregistre le plus fort ratio, soit 10,44 pour 100 000 assurés. La Belgique arrive ensuite, avec un ratio de 9,86, suivie par l’Allemagne (6,57) alors que l’Espagne a le ratio le plus faible (0,03). Mais un tel écart s’explique probablement par la sous-déclaration.
Les cinq types de cancers les plus reconnus (en 2008) sont les cancers broncho-pulmonaires, qui représentent 86 % des cas, soit 4 733 cas sur un total de 5 556, selon les données de 10 pays. En France, Eurogip en dénombre 1681. Viennent ensuite les cancers de la vessie, des sinus, du sang et de la peau.
1 625 cas en France
L’amiante est le principal agent provoquant les maladies : il est à l’origine de 80 % de la totalité des cancers reconnus comme professionnels.
En France, 1 625 cas sont causés par l’amiante. Par ailleurs, le Fiva (Fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante) a récemment indiqué que le nombre de demandes d’indemnisation avait crû de 15,5 % en 2009 (17 883 demandes).
Les cancers de la vessie provoqués par les amines aromatiques, les cancers broncho– pulmonaires ou les mésothéliomes provoqués par l’inhalation de poussières d’amiante sont reconnus sur la liste des maladies professionnelles de 11 pays. Le cancer du larynx causé par l’amiante, lui, est inscrit sur la liste de 6 pays sur 12. Enfin, le Danemark est le seul pays à avoir retenu récemment sur sa liste le cancer du poumon lié au tabagisme passif.
Source : Entreprise & carrières n°1011/1012
> Poussières de bois et santé. Ne sous-estimez pas les risques
Avec l'émergence des préoccupations environnementales, le bois connaît aujourd'hui un regain d'intérêt, notamment dans le secteur de la construction. Si les qualités de ce matériau ne sont plus à démontrer, beaucoup ignorent que les poussières de bois sont, après l'amiante, la 2e cause de cancers professionnels reconnus en France. Certaines mesures organisationnelles et techniques permettent de prévenir efficacement les risques
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>Travailleurs et produits chimiques : 40 experts pour définir une stratégie syndicale
Le cinquième séminaire du département Santé et Sécurité de l’ETUI sur les substances chimiques et la protection des travailleurs s’est déroulé à Helsinki les 28 et 29 janvier derniers. Quelque quarante experts syndicaux, en provenance de 21 pays, ont fait le point sur la mise en oeuvre du règlement REACH, sur les risques professionnels liés à l'utilisation des nanomatériaux, sur le nouveau règlement Classification et Etiquetage et sur la révision de la directive Cancérigènes. Le séminaire, organisé en collaboration avec la Confédération des syndicats finlandais SAK, a permis de coordonner à l’échelon européen l'action syndicale dans ces matières. Des experts de l'institut finlandais de santé au travail (FIOH), de l'Agence européenne des substances chimiques (ECHA) et de l'Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail (EU-OSHA) sont venus partager leurs expériences et enrichir les débats. Le prochain séminaire aura lieu à Bruxelles en janvier 2011.
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> Santé au travail. Les PME aidées pour faire face à Reach
Un plan d'accompagnement des PME vient d'être proposé par le ministère de l'Ecologie afin qu'elles puissent répondre à temps à la réglementation Reach.
Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, a lancé, le 15 février, avec l'UIC (Union des industries chimiques), un plan d'accompagnement pour aider les PME françaises à respecter les échéances du règlement européen Reach sur les produits chimiques.
« Ce plan, qui va aider les PME à faire face à la complexité, se décline en quatre types d'actions », explique Catherine Lequime, responsable Reach à l'UIC : deux demi-journées de face-à-face avec un consultant ; des ateliers régionaux par groupes de 20 personnes ; des formations et des conférences en ligne avec des experts ; et l'élaboration de documents simples en français - la langue de travail est l'anglais - pour faciliter l'appropriation de milliers de pages de documentation. L'objectif est d'atteindre, en tout, 4 900 entreprises de moins de 2 000 salariés. Le ministère du Développement durable prendra à sa charge un peu plus de la moitié du budget de 1,3 million d'euros.
Les entreprises ont jusqu'au 1er décembre pour enregistrer des substances produites ou importées dans l'Union européenne à plus de 1 000 tonnes par an, des substances CMR (cancérogènes, mutagènes ou toxiques) 1 et 2, ou celles jugées très toxiques pour les organismes aquatiques.
Seules un peu plus de 2 000 entreprises se sont déclarées auprès de l'Agence européenne sur les produits chimiques
> Cancers professionnels - quatre propositions pour l’action
Organisé en novembre dernier par l’INRS, le colloque sur les cancers professionnels a réuni plus de 450 participants sur trois jours. Deuxième cause de mortalité en France, les cancers sont responsables d’environ 150000 décès par an. 10000 à 21000 seraient d’origine professionnelle et 13,5°/o de la population active serait exposée à au moins un agent cancérogène sur son lieu de travail (Source lnVS). Venu le premier jour, Xavier Darcos, ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville, a réaffirmé sa volonté de faire des risques cancérogènes un axe majeur de la politique de santé au travail : « Le deuxième Plan santé ou travail s’articulera bien entendu avec le deuxième Plan cancer », a-t-il notamment déclaré. Avant d’en énoncer les grandes lignes : amélioration du recensement des cancers d’origine professionnelle; campagnes de contrôles de l’application de la réglementation; recommandations de bonnes pratiques, à destination des médecins du travail et des médecins traitants, pour améliorer la surveillance médicale des travailleurs exposés à des CMR. Lors de sa clôture, le comité scientifique en charge de ce colloque (1) s’est réjoui de la diminution, ces vingt dernières années, de l’exposition aux cancérogènes sur les lieux de travail tout en insistant sur la difficulté des tâches encore à réaliser. Il a par ailleurs formulé quatre « propositions pour l’action »:
• un renforcement de la politique d’information sur les risques: en effet, les résultats des différentes campagnes de contrôle menées par le ministère du Travail et le réseau prévention des risques professionnels montrent une méconnaissance du risque cancérogène, en particulier dans les plus petites entreprises
• le repérage, la suppression et la substitution des produits cancérogènes;
• une action renforcée en direction des TPE et des PME: s’il paraît difficile pour certaines des moyennes, petites, voire très petites entreprises de parvenir à une maitrise suffisante des techniques de production pour supprimer toute exposition à des cancérogènes, comment peut-on les aider à en maîtriser l’utilisation ? Le rôle des fournisseurs et des branches professionnelles, ainsi que celui des donneurs d’ordres, a été largement souligné. Pour se faire aider dans leur gestion du risque, ils devront être accompagnés de préventeurs (CRAM, inspection du travail, service de santé au travail, etc.)... selon des modalités d’action qui restent à définir;
• une meilleure prise en compte des activités connexes à la production: maintenance, nettoyage, etc. Dans ces activités, des solutions techniques de protection existent très probablement, mais elles sont plus difficiles à concevoir que des équipements de protection mis en place sur des installations en configuration pérenne.
« C’est seulement à travers une action volontariste de remise en visibilité de ces métiers qu’on peut faire fonctionner une prévention des risques efficace », a conclu Michel Héry, responsable du projet transversal « Cancers professionnels » à l’INRS.
>L'Amiante continue de tuer dans le monde
L'amiante a été interdite dans toute l'Union Européenne en 2005 avec l'entrée en vigueur d'une directive de 1999 et maintenant, Ban Asbestos milite pour une interdiction mondiale afin que le drame ne se poursuive pas dans les pays en développement.
En Inde, par exemple, l'amiante "est en pleine expansion. Nous en importons beaucoup de Russie ou du Canada et la majeure partie est utilisée comme matériau (isolant notamment, ndlr) pour les maisons des populations pauvres", témoigne Madhumita Dutta de Ban Asbestos Inde.
"Il n'y a aucune raison d'utiliser l'amiante, cela n'a aucun sens, cela a tué des gens. C'est juste dû à l'avidité de lobbies qui veulent gagner de l'argent au détriment de la vie des gens", tempête Sanjiv Pandita, coordinateur de l'organisation en Asie.
En Amérique latine, une première avancée a eu lieu en 2008 lorsqu'une loi de l'Etat brésilien de Sao Paulo interdisant l'amiante dans cette région a été jugée constitutionnelle malgré un recours des industriels, rappelle Mauro de Azevedo Menezes, avocat de l'association brésilienne des victimes (Abrea).
> En savoir plus sur les cancers professionnels
Il s’agit de cancers particulièrement fréquents (poumons, vessie, larynx, peau), qui touchent fortement les ouvriers : 1 cancer sur 5 chez les ouvriers est d’origine professionnelle !
> Cartographie de l'offre de soins hospitalière en cancérologie
L’Institut National du Cancer (INCa) publie sur son site, la cartographie de l’offre de soins hospitalière en cancérologie. Cette cartographie permet de consulter pour chaque région l’ensemble des établissements de santé qui ont reçu l’autorisation de prendre en charge des patients pour les traitements de chimiothérapie, de chirurgie et de radiothérapie. Elle a été établie à partir des données transmises par les agences régionales de l’hospitalisation (ARH) et fera l’objet de mises à jour régulières .







